Une maison d’édition indépendante dédiée à la littérature jeunesse.

L’idée derrière Mamie Bigoudi provient des multiples histoires lues à ma petite fille avant que je la mette au lit, et ce, depuis sa naissance.

Écouter les berceuses sur Mousse Musique, une chaîne musicale de Stingray, petite veilleuse éclairant un livre, je berçais ma petite-fille tout en lui racontant ces belles histoires. Que de beaux moments et ça continue.

De belles histoires, certes, provenant de l’immense choix de lectures disponibles en littérature jeunesse.

Mais je tardais à trouver dans tous ces beaux livres des oeuvres traitant spécifiquement de la relation grands-parents et petits-enfants et, plus précisément, des écrits avec valeur ajoutées collés au vécu des enfants.

Ceux qui ont lu Lettres à Marilune, publié le printemps dernier, savent combien je suis attaché à ma petite fille. Ce lien indéfectible qui m’unit à elle m’a convaincu d’écrire ces courtes histoires inspirées de son propre vécu.

Lettres à Marilune

C’est ainsi que Mamie Bigoudi est née. De courtes histoires ainsi que des personnages inspirés de notre relation étroite avec notre petite-fille et des gens qui nous entourent.

Le principal personnage de Mamie Bigoudi est librement inspiré de mon épouse et Mamie de Marilune. Ses expressions bien à elle telles que “Nom d’une tomate mauve” ou bien “Nom d’un biscuit sec” sont, dans les faits, des adaptations de locutions réelles de Mamilune.

Papi Bigoudon, mon alter ego, se veut plus contemplatif. L’image d’un bon papi doux et toujours d’un calme exemplaire sirotant, tous les matins, son bon café latté.

En ce qui a trait à l’agent Bourrichon, il est à l’image du parrain de ma petite fille. Policier retraité, qui rit constamment est, en quelque sorte, l’opposé du personnage qui lui, se donne de faux airs sérieux dans le livre.

Lors d’une visite dans une volière à papillons alors que les papillons bleus voltigeaient en abondance, Marilune avait passé un super de beau moment. À la sortie elle s’est amourachée d’un petit lynx en peluche que nous lui avons offert et qu’elle a spontanément nommé Bonheur. Il ne m’en fallait pas plus pour créer le personnage de Bonheur, le papillon bleu.

Et quelques souvenirs ici et là comme cette madame Raoul, boulangère à Azay le Rideau près de Tours en France qui reprend vie dans Mamie Bigoudi en tant que marchande de la communauté ou, encore, cette cigogne vue en Alsace qui devient Céleste, la postière de la Vallée des Orchidées.

Tous les ingrédients sont en place pour créer cette commune ludique de la Vallée des Orchidées où il fait toujours beau et toujours doux. Cette minuscule communauté a tout ce qu’il faut pour rendre ses villageois heureux. Des orchidées ornent chaque maison, le lilas et l’acacia sont omniprésents aux abords de tous les chemins, toutes les allées et tous les sentiers.

Illustration de Isabelle Demers