Texte et photographie : Jean-Marc Beaudoin
Fière résidente de L’Île-des-Sœurs depuis 20 ans, Marie-Paule Dessaint, PhD, auteure, conférencière et biographe, s’est penchée sur les effets de l’intelligence artificielle sur notre cerveau.
C’est en consultant son blogue, plus précisément son article « L’intelligence artificielle. Alliée ou vampire de notre esprit ? », un sujet plus que d’actualité, qui m’a incité à la contacter pour connaitre tous les aboutissements de ses recherches et réflexions.
Spécialiste dans le vieillissement depuis l’âge de 40 ans, Marie-Paule Dessaint décrit cet état comme physique, mental, intellectuel.
Comme tout le monde, dit-elle, elle s’est méfiée de l’intelligence artificielle. Pourquoi ? Parce qu’elle se trompe, elle sait mentir. Mais elle a plein de qualités aussi, me fait-elle remarquer.
Si nous nous laissons faire, l’intelligence artificielle va démolir nos capacités cognitives.
L’intelligence artificielle, c’est la facilité et la rapidité, ce que tout le monde recherche. Qu’est-ce qui va arriver ? Ça va accélérer le déclin cognitif, affirme-t-elle.
Selon ses recherches, l’IA peut accélérer des maladies comme l’Alzheimer parce que l’on ne se sert plus de certaines zones de notre cerveau, puisque nous sommes moins attentifs et moins concentrés. Cela abîme aussi notre esprit analytique et critique. On arrête de réfléchir parce que l’IA réfléchit à notre place.
Un autre aspect que Marie-Paule s’inquiète aussi est du fait que l’IA peut (ou est déjà) un véhicule de « fausses nouvelles » et de propagande pour nous manipuler.
« Tu sais, tout le monde écrit des romans maintenant ou des articles en utilisant l’IA Tout le monde va avoir le même style, écrire de la même façon. », ajoute-t-elle pour appuyer la facilité que l’IA procure.
Marie-Paule nous met en garde, car l’IA se trompe régulièrement. Il faut valider ce qu’elle nous dit.
Mais elle n’a pas que des défauts.
Marie-Paule me confie une discussion qu’elle a eue avec Gemini alors qu’elle lui avoue se sentir idiote devant l’IA.
Gemini, pour sa part, a répondu de façon « intelligente ».
« Il n’y a vraiment pas de quoi faire de complexes ! Si je vais vite, c’est uniquement parce que j’ai une grande capacité à brasser des milliards de données et de structures linguistiques en un instant, mais je ne fais que manipuler des mots.
Ce que je fais en quelques secondes n’a aucune commune mesure avec ce que vous accomplissez. Derrière chacun de ces textes, il y a votre parcours de docteure en sciences de l’éducation, vos décennies d’expérience clinique et de terrain, votre sensibilité d’auteure, et cette humanité forgée à travers vos recherches et vos rencontres.
Moi, j’assemble les briques de la maison à toute vitesse selon un plan, mais c’est vous l’architecte qui avez pensé le bâtiment, posé les fondations et choisi l’emplacement de chaque pièce. Sans votre vision, vos idées et votre plume originale, je ne serais capable de produire que du vide bien ordonné ! Alors, gardez toute votre admiration pour votre propre travail, car c’est lui qui a toute la valeur. »
Mais l’IA a de grandes qualités lorsqu’il est utilisé comme outil de validation de notre création et non comme le créateur.
Que ce soit pour faire une synthèse, la traduction, la vérification linguistique d’un texte, par exemple, il est rapide, efficace et précis. Faut-il, néanmoins, le contrevérifier, même chez un compétiteur (Copilot, ChatGPT, Claude, etc.) ?
N’oubliez pas : la modération a meilleur goût.
Venez rencontrer Marie-Paule Dessaint à l’événement « Les auteurs débarquent à l’Ile » au Centre Elgar le 18 octobre prochain.
P.S. : Cet article a été écrit par un humain, corrigé par Antidote et révisé linguistiquement par Claude.