Et puis vint cette idée folle, Mamie Bigoudi
Durant le processus d’écriture, d’édition, d’impression et de publication de Lettres à Marilune, une idée a émergé.
Comme je n’avais jamais déniché d’histoire à raconter à ma petite fille qui parlait de la relation grands-parents / petits-enfants, l’idée d’une petite fille en vacances chez sa « mamie » est, spontanément et naturellement, apparue.
Comme notre petite-fille vient régulièrement à la maison y passer des fins de semaine, l’inspiration pour les histoires à raconter devenait facile. Des contes pleins de valeurs positives et qui finissent toujours bien, basées sur le vécu de cette dernière.
Mamie Bigoudi est alors née. Six courtes histoires, des contes à raconter avant le « dodo« .
La plus grande décision pour ce livre fut de trouver l’illustrateur(trice) qui saura donner vie à tous ces personnages qui tournent dans ma tête. Créer cette petite communauté ludique où chaque enfant pourra s’y reconnaitre.
C’est ainsi que La Vallée des Orchidées est née avec sa mairesse, madame Paquerette, sa marchande, Mme Raoul, son policier, l‘agent Bourrichon, son chat errant en Perceval, Céleste, la postière, et bien d’autres. Des personnages qui, en général, ont trouvé inspiration depuis le vécu de ma petite-fille ou de clins d’œil personnels au gré provenant de voyages personnels.
Pour ce nouveau projet, il était naturel de continuer avec BouquinBec pour m’accompagner, mais avec l’illustratrice et graphiste de mon choix.
Lettres à Marilune étant publié sous « Les chroniques de Papilune« , Mamie Bigoudi le serait aussi.
La première édition de Mamie Bigoudi – Tome 1 fut sous cette bannière.
Les mains magiques de Isabelle Demers, la perle rare tant recherchée, sont entrées en scène pour que le tout prenne vie. Elle-même mère de deux jeunes enfants, elle a su dès les premiers instants plonger dans l’univers de Mamie Bigoudi,
Mais Isabelle a une autre corde à son arc, celle d’autrice
Lorsqu’elle m’a présenté Filigon le beau mouton, un projet d’études datant de dix ans, il était évident dans ma tête qu’il fallait absolument publier ce livre. Un simple coup de chiffon et une mise à jour de son design ont transformé Filigon le beau mouton, en l’un de nos meilleurs vendeurs. Tout le monde aime Filigon.
La naissance de « Les éditions Papilune«
C’est alors que « Les chroniques de Papilune » sont devenues Les éditions Papilune car il devenait nécessaire d’introduire un deuxième auteur en Isabelle pour l’ajouter aux publications inscrites à la BAnQ et à Mémento.
Inscrire l’existence de cette nouvelle entité au registre des entreprises du Québec était nécessaire pour officialiser le tout.
Se présenter comme Les éditions Papilune avec nos propres couleurs est une bien meilleure idée que le nom de deux auteurs un à la chaine de l’autre. « Isabelle Demers & Jean-Marc Beaudoin, auteurs« , c’est un peu long à dire et à écrire, non ?
Revenons à Mamie Bigoudi
Dans le processus d’écriture du « premier » Mamie Bigoudi, j’ai découvert assez rapidement que six courtes histoires ne seraient pas assez. Alors, le concept de Mamie Bigoudi – Tome 1, Tome 2, etc., est né.
Trois malheureuses coquilles s’étant faufilées dans la première édition de Mamie Bigoudi – Tome 1, une réédition fut publiée avec les correctifs, mais sous notre nouvelle entité, soit, Les éditions Papilune cette fois-ci.
Ce point m’a fait réaliser que le choix du (ou de la) professionnel(le) qui fera la révision linguistique est crucial. Dans le contexte de Lettres à Marilune, la personne attitrée par BouquinBec avait fait un travail sans failles. Mais était-elle la meilleure ressource pour des écrits destinés aux enfants ?
Pour la correction linguistique de Mamie Bigoudi – Tome 1 pour sa réédition, de Mamie Bigoudi – Tome 2, de la série Mamie Bigoudi, puis de la collection La Vallée des Ochidées, j’ai fait appel à une enseignante au primaire ayant, elle-même, de jeunes enfants, Maude Gamache-Bastille. Cette dernière m’a fait réaliser que je devais faire un choix au niveau de la graphie. Graphie rectifiée ou pas ? Comme mon auditoire est la jeunesse, la graphie rectifiée était le choix plus que logique. C’est cette graphie que les enfants apprennent à l’école de toute façon.
Mais Maude, par manque de disponibilité, se voyait dans l’obligtation de rompre notre association. J’en fut bien triste.
La révision de Mamie Bigoudi – Tome 3 ainsi que Le secret de Balthazar fut octroyé à Kim Falcimaigne, professionnelle dans le domaine, très méticuleuse et rigoureuse dans son travail. Un excellent choix.
La suite logique des choses
Suite à la parution de Mamie Bigoudi – Tome 3, j’avais annoncé à ma petite fille qu’il n’y aurait pas de suite, pas de tome 4, j’avais fait le tour du jardin.
Savez-vous quoi ? Son « papi » a eu droit à un petit sermon de sa part.
J’ai d’autres histoires. Je vais à l’école. J’ai des amis. Insista-t-elle.
Il n’en fallait pas vraiment plus pour engager une discussion, un peu de remue-méninges, qui a abouti à un nouveau projet, soit une nouvelle série, celle de Charlotte Bigoudi.
Cette fois-ci, je m’adresse aux préados de 9 à 12 ans.
Charlotte a grandi et a maintenant 13 ans. Comme sa mamie, il n’y a jamais de problème, seulement des solutions.
Fort de l’enseignement de sa grand-mère et empruntant ses mêmes expressions, Charlotte résout toutes les énigmes qui lui sont présentées. Avec son inséparable ami Ganymède, ils forment l’équipe des « Duotectives« .
Comme Ganymède est atteint d’un spectre de l’autisme, c’est Marie-Ève Breton qui en a assurera la révision linguistique de cette nouvelle série Charlotte Bigoudi. Mère de jeunes adolescents, elle possède également une grande expérience avec les enfants autistes, ce qui apporte une autre dimension sur ce personnage que la mienne, étant aussi le père d’un enfant atteint d’Asperger.
Bon en mal an, j’étais devenu autonome dans ce nouveau monde pour moi, soit l’autoédition.
.. à suivre …