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Vous voulez autoéditer votre livre ? – 4ième partie

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Maintenant, il faut vendre tous ces livres que vous avez autoédités

Si nous additionnons tous les frais associés à l’autoédition de notre livre, nous arrivons avec une facture totale de plusieurs milliers de dollars.

Bien que le service offert à la BAnQ ainsi que celui de la BTLF soient gratuits, rien d’autre n’a été fait sans que vous ayez à piger dans vos poches.

Les livres chez Les éditions Papilune, notamment ceux de la série Mamie Bigoudi et la collection La Vallée des Orchidées, ont coûté chacun plusieurs milliers de dollars à produire en plus des frais d’impression.

Illustratrice, graphiste, réviseure linguistique sont quelques-uns des artisans qui ont contribué à votre livre, n’est-ce pas ?

Maintenant, combien comptez-vous en vendre en nombre d’exemplaires ?

Plus vous en imprimerez, moins le coût d’impression par copie sera cher, ce qui est normal. Moins la copie du livre aura coûté en impression, plus vous ferez de profits.

Mais, à ce stade, vous ignorez totalement quelle sera la réception du public de votre œuvre. Combien comptez-vous en vendre en un an, combien en vendrez-vous réellement ? À moins d’avoir accès à un entrepôt à climat contrôlé pour stocker une grande quantité et les moyens financiers d’imprimer de le faire, la gestion de l’inventaire devient, soudainement, un aspect important à considérer.

Vous ne souhaitez pas que des centaines de copies de votre œuvre dorment pendant des années, mais vous ne voulez pas, non plus, être en rupture de stock.

Êtes-vous du style conservateur, réaliste ou confiant ?

Quelles seront votre tolérance et votre patience quant à la durée nécessaire à la vente de cette première vague de copies imprimées ? Cette première vague sera garante de la popularité du produit par le public.

Quel en sera le prix de vente ?

C’est, sans aucun doute, une des plus importantes décisions à prendre.

Voici quelques faits à considérer.

Si vous êtes acceptés en librairie, alors 40% du prix de vente ira à ce dernier pour couvrir leurs frais (salaires, loyer, électricité, etc.).

Si, en plus, vous allez en consignation en librairie, alors, en plus des 40% pour couvrir leurs frais, vos redevances ne seront payées habituellement qu’une fois par année fiscale. Avez-vous cette tolérance ?

Si vous avez une présence en ligne, site web et/ou boutique en ligne, quels seront vos frais ?

Avez-vous comparé avec la compétition ? Quels sont les comparables en librairie ?

Beaucoup de points à considérer, n’est-ce pas ?

Se faire connaître.

Outre un site web attrayant ainsi qu’une présence active sur les réseaux sociaux qui sont impératives, il est fortementrecommandé de maintenir une présence sur les réseauxsociaux. Plus vous aurez d’amis sur Facebook et qui s’abonneront à votre compte, plus votre crédibilité et votre popularité augmenteront. C’est, cependant, un parcours de longue haleine. Jumelé avec Instagram, Tik Tok, Linkedin ou autres, il sera important de les nourrir de façon constante et régulière.

La formule infolettre est aussi intéressante, mais, encore une fois, c’est pour le long terme.

Où vendre ?

En librairie ? Êtes-vous prêts à leur octroyer un rabais de 40% et, peut-être, attendre jusqu’à la prochaine année fiscale pour être payés?

À l’occasion de Salons du livre ? Le club très sélect des salons du livre majeurs est frileux face aux auteurs et éditeurs indépendants. Les importantes maisons d’édition y ont une priorité très évidente, voire absolue. Il est possible de s’y faufiler à frais raisonnables si vous y avez des contacts . Mais, advenant que vous soyez acceptés au Salon du livre de Montréal en tant qu’éditeur, aurez-vous les moyens de payer 3,000, 00$ pour un kiosque à cet événement, par exemple ?

Il vous faudra, sans doute, regarder en direction des salons du livre plus abordables et mieux ciblés pour nous, les indépendants.

Selon votre clientèle, certains marchés sont des options intéressantes.

Ma plus grande période de l’année est, sans contredit, la période des marchés de Noël, mais je cible aussi ce qui a comme thématique les enfants, la famille et les ainés.

Si vous avez pris le temps de faire vos calculs, vous avez vite rapidement réalisé que le seuil de rentabilité ne sera pas aussi simple et rapide qu’espéré.

Ce n’est pas avec un seul titre que vous allez y arriver. Offrir une gamme de produits va aider. S’il y a plus d’un titre de disponible, il sera possible à l’acquéreur d’acheter plus qu’un livre.

Concernant les salons ou marchés où j’ai participé jusqu’à maintenant, vous devez savoir qu’en général, vous payez pour l’achalandage. Petite observation, très loin d’être scientifique, le ratio de visiteurs vs coût de l’événement est de dix pour un. Ainsi, si un événement coute 100$, je m’attends à ce qu’il y ait au moins 1,000 visiteurs.

En ce qui a trait aux ventes en ligne, le client préfère de beaucoup feuilleter le produit lui-même tout en discutant avec vous. Ne comptez surtout pas sur les ventes en ligne pour couvrir vos frais, mais cette présence est, selon moi, essentielle tout de même.

La passion avant tout

Est-ce une aventure rentable ? Jusqu’à maintenant, NON ! Que des remboursements d’impôts liés aux pertes (tous les frais en éditions sont déductibles). Mais cette année, ce sera possible. Enfin !!! (du moins, je me croise les doigts) d’atteindre la rentabilité.

Bref, mon souhait pour vous est que vous n’ayez pas d’attente. Juste du plaisir et une passion à le faire.

Après tout, comme tous mes livres sont dédiés à ma petite-fille, ce sera, je le souhaite, un legs inestimable un jour pour elle.

Les éditions Papilune est, somme toute, ma passion de retraité qui contribue à garder mon cœur d’enfant.

-Papilune

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